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Megaban

mardi 31 mars 2009

Froufrous et belles dentelles: Le temps des crinolines au musée Galliera.

Winterhalter L'Impératrice Eugénie et ses dames de compagnies (1855).

S’il vous arrive de rêver devant les tableaux de Winterhalter, ou les films de Visconti, alors courrez au musée Galliera. Jusqu’au 26 avril, le musée consacre un exposition à l’opulente mode du Second Empire.. Avec une scénographie d’opéra, répartie en trois actes et huit tableaux, l’exposition nous présente un aperçu de la mode de l’époque. Faute de place, ce qui est en partie du aux volumes imposants des robes, seule la mode des classes aisées nous y sera présentée, et on y trouvera seulement quelques costume masculins.

Sous le Second Empire, période d’essor économique et d’industrialisation, la mode reflète la modernité en marche. Elle se fait le témoin de ces changements, notamment grâce a la mécanisation, qui permet de répondre à un goût croissant pour le clinquant, et permet l’apparition du style tapissier ou des colorants synthétiques, mais aussi une plus grande et plus rapide production de dentelle.. Ainsi, les robes s’ornent avec ostentation, les tons se font vifs, presque agressifs, tandis que les corsages se surchargent de dentelles, en harmonie avec le décor intérieur de l’époque, autre modèle de sobriété.

Avec les prémices de la vie moderne, ainsi que l’essor du chemin de fer, qui permet le développement des loisirs, la mode se doit d’être plus fonctionnelle. Malgré la crinoline, héritage des robes à paniers des siècles passés, le costume se doit de répondre à une volonté nouvelle de mouvement.

If you happen to find yourself swooning over the paintings of Winterhalter, or the films of Visconti, then hurry and go to the musée Galliera. The museum features an exhibit on the opulent fashion history of imperial France. The exhibit is showcased via an opera scene in three acts and eight paintings. With the limited space, in part because of the voluminous gowns, the display only includes the period’s style among the royals and high society women, as well as a few costumes for men.

The Second French Empire under Napoléon III was a period of economic growth and industrialization and its fashion was a reflection of modernization in progress. It became witness to several changes, notably the use of better machinery and techniques and the development of industries, which led to a growing preference for the grandiose and flamboyant, and gave way to the introduction of tapestry-like styles and synthetic dyes, and in addition, a greater and more rapid production of lace. Hence, the dresses were richly embellished, and colors were made brighter, even bolder, while the bodices were extravagantly festooned in lace, in harmony with the decor at the time. Sobriety was simply not the order of the day, so to speak.

The initial results of modern living, as well as urban planning and the construction of a centralized and extensive railroad system in France resulted in the increase of leisurely endeavors. Thus, fashion had to become more suited to the changing way of life and more geared towards efficiency. Succeeding the farthingales (late 15th through early 17th centuries) and panniers (18th century) from hundreds of years ago, the crinoline had to adapt its form and function according to the current societal demands in fashion.

Winterhalter Maria Hendrika de Belgique (1863).

Apparue en 1830 dans le cadre d’un usage militaire, la crinoline s’introduit dans le vestiaire féminin dès 1845. Elle se constitue de jupons en lin ou en coton, rigidifiés par une trame de crin. En 1856, apparaît la fameuse cage métallique, brevetée par Auguste Person. Puis, à la fin des années 1860, pour répondre aux attentes de la mode, apparaît la tournure, sorte de demi-cage, qu’on attache sur les reins. Sa forme sera soumise à des variations de mode au cours du Second Empire. Elle se fait ronde au départ, avant de se projeter progressivement vers l’arrière.
La mode se caractérise par un fort attrait pour l’historicisme et l’orientalisme. L’influence de l’antique s’impose dans les robes dites « péplums », tandis que l’impératrice Eugénie se voit fascinée par Marie-Antoinette, allant même jusqu’à se faire représenter à sa manière, par Winterhalter.

L’exposition présente de nombreux corsages et effets personnels de l’impératrice, véritable icône de mode. En effet, bourgeoises et femmes de la cour influencent les tendances, et lancent des couturiers comme Worth, ou madame Robert. Cependant, la mode ne vient pas que des classes aisées, actrices et cocottes entretenues se font connaître par leur tenues tapageuses , qui font leur succès, et se trouvent vite copiées. On se souvient de la Castiglione, et de ses coiffures échevelées. Les tendances sont relayées par les journaux illustrés comme « La vie Parisienne », « la mode illustrée », ou encore par les dessins de Constantin Guys, dont Baudelaire fera l’éloge dans « le peintre de la vie moderne ».

The crinoline first appeared in 1830 and was used in the military, then it was introduced to women’s clothing as early as 1845. It was a fabric made of a warp of linen or cotton threads stiffened by a weft of horse-hair. In 1856, the famous metal crinoline cage came out, patented by Auguste Person*.Other names have come up on the subject of the original inventor of the cage crinoline like R.C. Milliet, (here and here), M. Tavernier, W.S. Thompson and even Charles Frederick Worth. As for Auguste Person, he was mentioned in the book, Memoirs of Empress Eugénie Vol. 1 by Comte Fleury.
As the silhouette in vogue changed, so did the crinoline’s shape until what eventually followed by the late 1860s was the bustle, a type of demi-cage worn slightly below the waist. The crinoline underwent several transformations during the course of the Second Empire, starting as a round-shaped underskirt then gradually moving its drape towards the back.
This fashion period was characterized by a strong interest in historical and oriental references. The influence of the antiquity manifested itself in peplum dresses, while Empress Eugénie was fascinated by and emulated Marie-Antoinette, to the extent that she was portrayed in the same manner as her predecessor by Winterhalter.


The exhibit displays the numerous bodices and personal effects of the empress, a veritable fashion icon. Indeed, the members of the bourgeoisie and the royal court influenced the trends and launched couturiers such as
Charles Frederick Worth or Madame Robert. However, the elite class were not the only innovators of fashion. There were a number of actresses and courtesans who stood out in their flashy wardrobes and whose styles became popular and were quickly copied. One such striking example would be the Countess de Castiliogne and her trademark wavy, tousled coif, to say the least.
The trends were spread through illustration magazines like
La Vie Parisienne, La Mode Illustrée or else, the works of Constantin Guys, who Baudelaire widely praised in his essay The Painter of Modern Life.

Winterhalter L'impératrice Eugénie (1853).

Marquée par l’essor de la bourgeoisie, et surnommée « la fête impériale », l’époque se caractérise par le triomphe du luxe et du clinquant. Paris se fait la capitale de ce nouveau luxe, avec l’apparition des grands magasins et l’implantation des industries de luxe, comme Cartier ou Guerlain. Pour répondre au nombreuses fêtes mondaines, les élégantes se doivent de posséder tenues et parures pour chaque situation, de la robe d’après-midi à la robe de bal, mais aussi quantité d’accessoires. Face à ce rythme effréné de la vie mondaine, la garde-robe se doit d’être convertible et fonctionnelle. Ainsi apparaissent robes à transformations, ou curieuses combinaisons d’objets, à l’image des éventails porte-bouquets, ou des ombrelle-chapeaux. L’exposition consacre une salle dédiée aux fastueux costumes de bals, que côtoient éventails, et parures de coiffure. Les robes à volants se mêlent aux tableaux de Dubufe, ou Winterhalter, pour le plaisir des yeux.

With the upsurge of the bourgeois, the period was swimming in the lap of luxury and razzle-dazzle, referred to as La Fête Impériale. And Paris became its center of attraction, with the construction of huge department stores and also the establishment of industries that manufactured luxury goods, like Cartier or Guerlain. As far as the elegant women were concerned, they were faced with the challenge of keeping up with the demands of various social functions and obligations. Meaning, they had to own outfits and fineries for every occasion, from day dresses to ball gowns, not to mention a wide array of accessories. The frenzied and worldly lifestyle required wardrobes that were both interchangeable and practical. In effect, out came versatile clothes that enabled the women to get a variety of stylish looks plus, piles of curious objects such as fans, porte-bouquets (also known as a posey holder or a bouquetier), parasols and bonnets.
The exhibit has a section entirely devoted to
a collection of lavish ball gowns alongside intricate fans and hair ornaments. The flouncy costumes together with the paintings of Dubufe and Winterhalter, are a delight to see.


Winterhalter La Reine Victoria (1842).

L’exposition présente aussi une sélection de robes d’élégantes, mais aussi produits de beauté, accessoires, et même poupées, qui réveillent une imagerie tirée des ouvrages de la comtesse de Ségur.Dans les dernières salles, le musée s’attache à montrer l’influence des expositions universelles et des grands magasins, qui définissent Paris comme capitale de la mode. En effet, à Paris s’implantent les grands couturiers du Second Empire, comme Worth, que l’on retrouve sous le nom de Worms dans « la curée » d’Emile Zola, ode ironique à l’esprit ostentatoire de l’époque. C’est cette émergence des couturiers de luxe, qui conduit à l’apparition de la haute couture, avec la création de la chambre syndicale de la couture en 1868, dont Worth constitue un des vice-présidents.
Si le style Second Empire, se voit remplacé en 1876, avec la naissance d’un silhouette plus fine et élancée, sa influence connaît une incroyable longévité. Depuis Christian Dior, avec sa ligne « New look », le temps des crinolines continue d’inspirer les créateurs, dans la forme comme dans l’esprit, de John Galliano à Alexander McQueen. On en ressort rêveur, la tête pleine de corsages et autres froufrous.

Not only does the exhibit present period costumes, but it also brings into view some beauty products, accessories and even dolls which are like images come to life straight from the novels of the Comtesse de Ségur.
The remaining sections show how the influence of universal expositions (
1855 and 1867) and "grand magasins" (major stores like Le Printemps, La Samaritaine, Bazar de l'Hôtel de Ville, Le Bon Marché…) helped define Paris as a fashion and style capital. Indeed, Paris was the home base of the great couturiers of the Second Empire, like Worth who can be found as the illustrious character Worms in Emile Zola’s novel La Curée (The Kill), an ironical ode to the ostentatious display of wealth and power in 19th century France. The emergence of couturiers of luxury marked the beginning of haute couture, with the creation of the Chambre syndicale de la haute couture in 1868, of which Worth became one its vice-presidents.
If the style of the Second Empire had been replaced in 1876 with a finer and more slender silhouette, its influence has experienced incredible longevity. Since Christian Dior’s launch of The New Look, the crinoline continues to inspire designers both in form and spirit, from the likes of John Galliano to Alexander McQueen.
Finally, as you reach the end of the exhibit, you find yourselves in a daze and your minds filled with images of bodices and froufrous of all kinds.

lundi 23 mars 2009

Release the bats

Photo de Stylesightings.

vendredi 20 mars 2009

Wild is the wind



Pictures by Stylesightings

I wrote about my favourite black thing on So Long as it is Black

dimanche 15 mars 2009

Day and night in Paris


Pictures by Craig Arendt from Altamira NYC.

lundi 9 mars 2009

Pirate

Par Géraldine de Café Mode.


Par Yvan de Face Hunter.

En interview dans Spray Style Magazine

lundi 23 février 2009

Touching from a distance, further all the time.


Photos de Valérian Marguery

mardi 17 février 2009

Rencontre avec Sophie Jarry

Exposition Rock and Roll Animals
Du 1er au 22 février 2009
Galerie Chappe, Paris
Photographies de Sophie Jarry, Illustrations de Sophie Thunder

Retrouvez l'interview dans la nouveau numéro de DirrtyGlam

Parles nous de la genèse de "Rock’n’roll Animals", comment s'est montée l'exposition ?
Je souhaitais montrer des photographies de concert et des portraits, les deux pouvant être très forts pour "parler" d'un artiste ; montrer des instants intimes, comme dévoiler des petits secrets.
C'était primordial pour moi que les portraits soient des séries réalisées avec des artistes dont j'aime la musique, pour qui j'ai beaucoup d'estime et d'affection. Alors j'ai immédiatement pensé à Miles Kane dont j'ai découvert en même temps les deux albums, celui avec Alex Turner (The Last Shadow Puppets) et celui avec son groupe, The Rascals.
Dès notre première rencontre j'ai vu quelqu'un d'exceptionnel et j'ai su qu'il prendrait une place importante. Il avait accepté ma séance photos alors qu'il n'en fait habituellement qu'avec son groupe. Miles m'a proposé dès ce premier jour de faire des photos avec Alex et lui lorsqu'ils viendraient ensemble à Paris ; ça n'a pas pu se faire lorsqu'ils sont venus jouer à l'Olympia, mais ce jour là il m'a présenté Alex et leur manager, quelqu’un d’une incroyable gentillesse. Et c’est à Londres que je les ai finalement retrouvés pour faire cette série.
Ensuite, j'ai choisi des photos d'Adrien Gallo des BB Brunes, parce que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup ; j'ai passé pas mal de temps avec le groupe l'année dernière, et il y a eu leur semaine de concerts à la Cigale, puis Strasbourg et Bourges.
Adrien est très photogénique, les 5 photos de l'exposition ont été prises à des moments différents mais elles peuvent être vues comme un seul portrait. L’une d’elle a été prise en 2007, chez lui, alors qu’on ne se connaissait pas depuis très longtemps. Adrien a confiance en moi, alors il se laisse photographier, simplement, sans chercher à prendre une attitude, c’est ce que j’aime dans ces photos de lui, et c’est ce qu’on retrouve aussi dans les séries des Last Shadow Puppets et de Miles Kane.
Puis il y a cette série avec Alison Mosshart des Kills, je voulais un visage féminin dans mon exposition, mais surtout je la trouve très étonnante sur scène, et c'est une personne très sensible, ça se voit sur ces portraits.

Dans cette exposition, tu présentes tes tirages aux cotés de dessins et collages de l'illustratrice Sophie Thunder, est-ce un choix personnel ? Penses-tu qu'il y ait une complémentarité entre vos deux travaux ?
J'ai proposé à Sophie de venir exposer ses dessins et peintures originaux (flyers de concerts et pochettes de single ou d'album), car j'adore ce qu'elle fait, qu'elle utilise le crayon, le pastel, la peinture ou les collages, je trouve tout magnifique.
Je voulais déjà qu'elle expose avec moi à la Proud Gallery quand j'y ai fait une expo mais c'était un peu compliqué.
On se complète visuellement oui, on s'inspire de la même musique, des mêmes personnes et je crois qu’on a la même sensibilité et la même approche. Elle dessine essentiellement des femmes et je photographie essentiellement des hommes, mais mes photos de femme ressemblent à ses dessins.

Est-ce que tu envisages d'autres collaborations ?
Oui, je suis vraiment contente que Sophie ait pu montrer ses dessins ici à Paris et que les gens puissent les découvrir. Je sais déjà avec qui mais je n'ai aucune idée de ce que ce sera, il faut que j'y réfléchisse car les choses prennent beaucoup de temps à se concrétiser ensuite.


J'ai vu que tu as choisi une scénographie épurée et graphique, en accord avec tes tirages en noir et blanc. Justement, pourquoi as-tu choisi de ne travailler qu'en noir et blanc ?
Je fais parfois de la couleur, sur les festivals par exemple, mais je vois les choses en noir et blanc, c'est plus naturel pour moi, comme une évidence. Je ne me pose pas vraiment la question, 90% des livres de photos que j'ai chez moi sont des noir & blanc, les photographes que j'admire faisaient du noir et blanc, mes références visuelles viennent surtout du cinéma et j'aime l'aspect cinématographique du noir et blanc, je ferai de la couleur quand j'y trouverai quelque chose de surprenant. Je suis parfois tentée de mettre une pellicule couleur, mais à la dernière minute je me dis que je vais peut-être manquer quelque chose.
Pour l'exposition j'avais prévu de réaliser toute une série en couleur avec Luke Pritchard des Kooks, je savais exactement ce que je voulais faire, ça aurait pu être magnifique je crois, mais je n'ai toujours pas pu faire ces photos et comme je les ai imaginées "pour lui", je n'ai pas eu envie de les faire avec quelqu'un d'autre. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas de photos couleur à la galerie.
Mais quand une séance photo qui me tient à coeur ne se fait pas, je pense toujours à Steichen, qui admirait profondément Rodin et dont il souhaitait faire le portrait; Rodin lui avait proposé de lui rendre visite les samedis à son atelier de Meudon, et Steichen s'y est rendu tous les samedis, sans appareil photo (!), mais il observait Rodin, le suivait, s'imprégnait, et ce n'est que plusieurs années plus tard que Steichen a demandé à Rodin de poser devant la statue de Hugo et du penseur!!!
Je trouve ça tellement beau.

De même, pour quelles raisons travailles-tu à l'argentique ?
Pour l'atmosphère, le grain, l'ambiance, le mystère, pour prendre le temps de chercher et trouver quelque chose. Pour avoir de vraies photos entre les mains. Pour les retrouver dans une boite, les regarder, les montrer.
La photographie argentique a une histoire. Une photo est précieuse, une photo est un instant, je ne conçois pas 200 images d'un seul instant, l'instant disparaîtrait non? Et l'émotion avec.

Choisis-tu tes sujets en fonction de tes goûts et affinités, ou par critères esthétiques ?
Un jour une personne m'a envoyé un message me disant que cela se voit sur mes photos que j'aime les gens que je photographie. Je me suis dis que c'était classe que cela puisse se voir.
Par exemple, avant d’aller à Londres pour photographier Miles Kane et Alex Turner, je pensais à eux tout le temps, comme pour m’imprégner, être avec eux et commencer à imaginer mes photos, et comme j’écoutais leur disque non-stop en plus !
Le moment où nous avons fait ces photos n'a pas duré longtemps en soi, mais pour moi il a duré 4 mois, du 1er juillet au 26 octobre. Je voulais montrer leur complicité et leur complémentarité, les voir ensemble sur une photo et non pas seulement l'un à côté de l'autre.
J'aime l'aspect ancien et vieilli de ces photos qui pourraient avoir été retrouvées dans le grenier de notre grand-mère. Ces photos leur ressemblent, et surtout, je sais qu’ils les aiment.


Tu as suivi Razorlight en tournée pour les photographier, comment ça s'est passé ?

Johnny Borrell connaissait mes photos et m'a contactée pour savoir si je pouvais partir en tournée en Grande-Bretagne avec eux pendant 15 jours. J'avais encore un travail à plein temps à ce moment-là alors j'ai démissionné du jour au lendemain, sans même prévenir mes parents qui auraient voulu me dissuader évidemment. Je les ai quand même appelés de Brighton une semaine plus tard :-)
Je suis très reconnaissante à Johnny pour sa confiance ... aveugle pour ainsi dire ... puisque j'ai fait 28 pellicules sur sa tournée sans pouvoir montrer aucune photo sur le moment. Ce sont des souvenirs absolument incroyables car c'était une très grosse tournée, des salles de 10 000 à 15 000 places, une grosse organisation avec 50 personnes à travailler sur le tour.
Tout ça me manque beaucoup chaque fois que j’y repense.

Parles nous de ton exposition à la Proud Gallery, en 2007 à Londres.
Je voulais trouver un moyen d'exposer à Londres une sélection de ces photos prises sur la tournée, et Johnny m'a dit que je devrais essayer de contacter la Proud Gallery. C'est ce que j'ai fait, le projet les a intéressé compte tenu du succès de Razorlight en Grande-Bretagne.
Après ça a été un peu compliqué à mettre en place, mais en résumé Ben Sherman a sponsorisé l'exposition, et surtout Johnny a fait un concert à la galerie pendant l'expo ; ça n'aurait pas été possible sans lui.

Tes plus belles rencontres ?
Johnny Borrell évidemment, il a été et reste très important pour moi ; quand je suis rentrée à Paris après la tournée avec lui en 2006 j’étais très déprimée, et j’ai mis des mois avant de pouvoir photographier un autre artiste.
Et plus récemment Miles Kane, je l’aime vraiment beaucoup, sa spontanéité, son enthousiasme, sa joie de vivre, son rire, et son accent aussi !

Quels sont tes projets après l'exposition ?
Il n'y a rien que je puisse vraiment prévoir en fait. Par exemple, une personne qui travaille à l’organisation d’un festival à Sao Paulo m’a contactée en 2007 pour que j’expose lors de son festival, cela prend du temps et la première édition n’a pas encore eu lieu.
Mais par contre, à la fin du mois, il y a l’exposition Nike au Citadium du 19 février au 3 mars, pour qui j’ai casté et photographié 8 jeunes musiciens et/ou comédiens.
Sinon, rien de concret, des idées, des envies, 2 ou 3 rêves et des intuitions aussi.